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Investir dans le sacré. Europe, Amérique XVIe-XIXe siècle

Publié le 5 septembre 2015 Mis à jour le 5 octobre 2017

Membres du groupe: Ariane Boltanski, Rennes 2 Laurence Croq, Université Paris Nanterre CHISCO Marie-Lucie Copete, Rouen, ERIAC Roberto Di Stefano, Universidad de La Pampa Antoine Roullet, CNRS, Centre Roland Mousnier

Date(s)

du 10 septembre 2015 au 11 septembre 2015

Le colloque a lieu les 10 et 11 septembre 2015.
Lieu(x)
Buenos Aires (Argentine).
Alliance française, Cordoba 936
CCC, Corrientes, 1543

Le groupe de recherche « Investir dans le sacré », accueilli par la Casa de Velázquez de Madrid, se pose comme objectif d’explorer les rapports entre les actions pieuses des laïcs, la recherche du salut et d’une légitimité sociale. Conçue dans la longue durée (du XVI au XIXe siècle), la collaboration entre spécialistes d’Europe et d’Amérique, s’inscrit d’emblée dans une perspective comparée. Après avoir posé quelques bases de la réflexion à Nanterre en mai 2014, et, ayant poursuivi à Valladolid, en février 2015, plus spécifiquement sur la question de la place de ces laïcs dans la gestion des biens religieux, les journées prévues à Buenos Aires les 10 et 11 septembre 2015 portent plus spécifiquement sur le territoire.

Dans le cadre de la rencontre de Buenos Aires, il s’agit de comprendre dans quelle mesure certaines actions pieuses des laïcs, fondations de chapelles et églises, missions, fondations de couvents, revêtent une dimension territoriale, en termes de domination politique et sociale. On peut légitimement interroger ces investissements religieux, entrepris par des individus et des familles possédant ou souhaitant renforcer une position dominante, comme des formes d’accomplissement d’un devoir pastoral, voire prosélyte (comme dans le cas des missions, en Europe comme en Amérique), vis-à-vis de populations qu’ils dominent ou souhaitent dominer. La question est de comprendre dans quelle mesure la recherche du salut par l’investissement dans des institutions ou des actions religieuses contribue à conforter la tutelle sur les personnes, à créer ou renforcer des positions dominantes. Le maintien par ce moyen, d’une assise sociale, patrimoniale, voire seigneuriale (avec toutes les nuances qu’on peut y apporter en ce qui concerne l’Amérique) a des conséquences sur le contrôle du territoire. Une telle question se pose de manière cruciale dans des contextes de création d’un espace chrétien, comme l’américain, dont il est néanmoins utile de comprendre la spécificité dans un cadre comparatif.

Partenaires :
IUF
Mondes américains, ESNA
Conicet
Casa de Velazquez
Instituto Ravignani
Centre franco-argentin

Mis à jour le 05 octobre 2017